DURABLE ?

Depuis "la prise conscience écologiste" des dernières années, 
la nécessité de changement fait quasiment l'unanimité.

Mais au fond,
QUELS CHANGEMENTS
espérons-nous vraiment ?

Au vu des solutions proposées et retenues à ce jour,
au vu des revendications encore portées aujourd'hui
parmi certains militants du "Développement Durable",
il semblerait que le changement que la majorité attend,
c'est celui qui permettra de continuer à vivre comme maintenant !


Un changement qui prendrait la forme de "bonus écologiques"
et de différentes primes de bonne conscience verdoyante,
dont le mérite serait avant tout de faire briller l'auréole verte 
que tout consommateur éveillé à quelques réalités écologiques, 
se doit de décrocher pour soulager sa conscience
du pesant fardeau de la culpabilité.

Et si le concept de "Développement Durable"
était avant tout un moyen d'enjoliver et de faire durer
notre modèle de société de consommation ?  

Pour répondre à cette question,
prenons l'exemple des changements envisagés pour faire face
aux problèmes posés par nos besoins de déplacements.

 L'AUTOMOBILE
 
est un des symboles fort de notre société dite "moderne".
C'est également un objet auquel nous nous identifions facilement.
Notre rapport à cet objet est souvent affectif autant que fonctionnel.

Restreindre l'usage de la voiture nous semble souvent inconcevable,
alors que nos grands-parents vivaient très bien sans.

A défaut d'imaginer un monde et un mode de vie
où nous pourrions à nouveau VIVRE là où nous HABITONS,
et où nous consommerions ce que nous produirions localement,
nous tentons de faire évoluer les MOYENS qui répondent à nos besoins,
  sans remettre en cause l'accroissement de ces besoins.

 Ce sont donc les voitures que nous tentons de faire évoluer,
PAS NOUS NI NOTRE MODE de VIE

Face aux problèmes du prix du pétrole et des émissions de CO2,
rares sont les voix qui se lèvent pour parler de
MOINS de voitures, de MOINS de distances à parcourir.

Parmi les bonnes idées censées pallier à notre dépendance à l'or noire,
nous développons actuellement les agrocarburants.


"Manger ou conduire", nous sommes prêts à choisir !

Les émeutes de la faim du printemps 2008 sont déjà oubliées. 
  Près d'un milliard de nos congénères souffrent de la faim au quotidien,
tandis que nous entreprenons de produire et de transformer
de plus en plus de nourriture en carburant...

Mais déjà, nos ingénieurs et nos dirigeants nous promettent
un nouveau remède miracle,
une révolution industrielle écologiquement durable et acceptable :

  La voiture électrique !

 

Du point de vue de l'éthique sociale et morale,
utiliser l'argent des contribuables pour favoriser ces projets est injuste : 
Le prix des véhicules d'entrée de gamme devrait se situer autour des
20 000 euros, le prix des véhicules moyen de gamme proche des 30 000.
Ce à quoi il faudra ajouter le prix de la location de la batterie,
qui sera payée mensuellement, celle-ci coûtant près de 10 000 euros !

Les deniers publics sont donc investis dans des projets
qui ne pourront bénéficier qu'à une minorité de privilégiés.

De plus, en ces temps de crise économique et sociale, 
investir dans des véhicules au coût de fabrication aussi élevé, 
est un pari pour le moins risqué :
il se place à contre-courant des attentes du marché,
la première préoccupation des consommateurs étant aujourd'hui
de se déplacer à moindre prix !  


Pour ce qui est de l'aspect écologique,
  reste à voir ce qui se cache à chaque bout du cordon ! 



Les batteries au lithium de 200 à 300 kg
vont nécessiter d'exploiter à grande échelle ce métal
déjà rare, 
bientôt précieux et de plus en plus cher...

... dont nous ne disposons pas !

70% des réserves mondiales sont situées dans la cordilières des Andes,
dont 50% en Bolivie, dans des zones naturelles protégées.
Après les guerres du pétrole en Irak et peut-être un jour en Iran,
après les guerres de l'uranium et des matières premières en Afrique,
l'Amérique Latine sera-t-elle un de nos futurs champ de bataille délocalisé ?

Quand cesserons-nous de nous rendre dépendants,
de ressources naturelles que nous ne possédons pas ?

Par ailleurs,
le coût écologique de fabrication des futures voitures électriques,
fait l'objet du même autisme que celui de leur recyclage en fin de vie. 

 

L'espérance de vie des batteries des futures voitures électriques
  est estimé à seulement cinq années.
Comment seront-elles recyclées ? Avec quelle coût écologiques ?
Le coût écologique de leur utilisation n'est pas davantage approfondi.

Pour charger ces batteries, il faudra produire plus d'électricité.
Deux tiers de l'electricité mondiale est produite à partir
de charbon, de gaz ou de pétrole !

En France, ces voitures seront nucléaires. 
Il faudra en moyenne une centrale nucléaire supplémentaire
pour chaque million et demi de nouveaux véhicules de ce type.
Notre parc automobile dépasse les 33 millions de véhicules.

Le coût écologique et financier des nouvelles centrales nucléaires
n'est pas pris en compte non plus dans les critères de "propreté"
des futures voitures "à zéro émission".

Pourtant, les travaux de construction et les millions de tonnes de béton
mis en oeuvre dans le cadre de la construction de ces centrales
en font une source majeure d'émission de CO2.

Les capitaux nécessaires à ces investissements se chiffrent par milliards, 
obligeant l'Etat français à envisager l'ouverture du capital d'Aréva...
... au fond d'investissement chinois !

Plus de 80% du prix du kw/h nucléaire découle du coût du capital.
Une bonne partie de nos factures d'électricité sert donc à verser des intérêts
aux actionnaires et créanciers d'Aréva et d'EDF.

Le coût écologique et financier du démantèlement de ces centrales, 
dont l'espérance de vie varie de 30 à 40 ans seulement,
n'est pas pris en compte dans le prix de cette électricté.

A ce jour, le coût de ces démantèlements,
à peu près équivalent à celui de la construction,  
n'est même pas budgeté alors que de nombreuses centrales nucléaires
arrivent en fin de vie en France au cours de la prochaine décennie.

Au même titre que nos milliers de tonnes de déchets radioactifs,
et que nos milliers de milliards de dettes,
nous laissons le soin à nos enfants de gérer comme ils pourront,
les conséquences de notre entêtement d'aujourd'hui.

Enfin, les centrales nucléaires ont besoin d'eau pour fonctionner,
de beaucoup d'eau.

Même si elle sert uniquement au refroidissement des réacteurs,
lorsque le débit d'étiage des cours d'eau devient insuffisant,
l'activité des centrales doit être ralentie ou arrêtée.
Avec les années de sécheresse et de canicules qui nous sont annoncées,
les adèptes du véhicule nucléaire risque de faire du vélo en été !

Autant s'y mettre tout de suite !


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  Mais pour ne serait-ce qu'ACCEPTER l'IDEE
que c'est bien de cette EVOLUTION qu'il est question aujourd'hui ,
il y a un préalable indispensable : 

Changer d'état d'esprit !

C'est seulement en changer l'état de notre esprit,
c'est en changeant l'idée que nous nous faisons du Progrès,
c'est en remettant en cause notre SENS de l'ESSENTIEL,
que nous pouvons ACCEPTER de NOUS CONTENTER
de recourir à un des miracle de la Vie pour nous déplacer :

L'ENERGIE  VITALE


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